Eve, vue par Boccace

Boccace De mulieribus claris Traduction Laurent de Premierfait Illustrations Robinet Testard  Français 599, fol. 4v, Création d Ève BNF

Boccace De mulieribus claris Traduction Laurent de Premierfait en 1401 Illustrations Robinet Testard Français 599, fol. 4v, Création d Ève BNF

Dans cette collection de cent-six portraits, du De Mulieribus Claris ( des Cleres et nobles femmes), Eve, la “mère de tout l’humain lignage“, est la première par ordre chronologique. Elle seule, parmi toutes les femmes,  est née, par la volonté de Dieu, qui a prélevé une côte d’Adam, assoupi. On peut imaginer cette beauté, transfigurée par le doigt de Dieu, devenue la compagne de l’homme, une fois éveillé, qui l’a dénommée Eve.

Cette vision d’Eve, née de l’homme, a sans doute de quoi réjouir le misogyne Boccace (voir l’article Boccace sur ce Blog), elle qui se tient sagement debout derrière l’homme assoupi, dans le Jardin des Délices.

Quelle est la leçon de morale délivrée par ce premier des cent-six portraits ? Car chacun des portraits est l’occasion d’une leçon de morale.

Elle est évidente: Eve a croqué la pomme, le fruit défendu, et échangé une vie de douceur dans le jardin des délices contre une vie de douleur. Pour la toute première fois dans l’histoire de l’humanité, l’homme a été la victime de la légèreté de la femme.

 

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